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essais

L'humour du Christ, Denis Bost

17 Juin 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais

   Au travers de la lecture des Évangiles, Denis Bost nous fait goûter à l'humour du Christ ou, plutôt, nous montre son sourire. Car comment ne pas sourire avec Jésus lorsqu'il défait l'adversaire lors de la tentation au désert, lorsqu'il donne une leçon sur la Loi aux pharisiens tout en dessinant dans le sable dans l'épisode la femme adultère, ou lorsqu'il guérit, et par deux fois, le jour du sabbat, d'abord un aveugle de naissance puis un homme à la main desséchée. Car tels sont pris qui croyaient prendre.

   L'humour du Christ c'est son à-propos, sa finesse, sa justesse, jusqu'à son esprit taquin avec ses disciples toujours pour éduquer à voir la vérité dans la joie et l'amour. 

   Des noces de Cana à la marche sur les eaux de Tibériade, de l'entretien avec Nicodème à la discussion avec les compagnons d’Emmaüs, en passant par le fameux "Rendez à César" et le "denier" du culte, Denis Bost nous propose de lire la Bible le sourire aux lèvres :-) 

   En voici un extrait :

   "Du retournement ou comment le Christ renvoie ses adversaires à eux-mêmes : autour de Marc (3, 1-5).

Le nouvel extrait présenté est un exemple de retournement de situation dont le caractère provoquant participe à une ambiance humoristique, même si l'humour n'est visiblement pas partagé. Le Christ va se montrer expert en la matière en posant un point de vue neuf sur une pratique religieuse que d'aucuns avaient crue - trop vite ? - résolue. 

D'abord voici le contexte : un principe - celui du respect du shabbat - absolu par définition, étant posé, les adversaires du Christ, par routine intellectuelle, n'en pensent plus ni le sens, ni la nature première : exaltation du Bien et du Bon liée, à nouveau, à une affirmation d'une conscience libre et devenue responsable. Du coup, l'application "mécanique" du précepte a quelque chose d'implacable que le Christ s'empresse de mettre en pièce. Ici encore, le regard recentré que Jésus invite à porter, par truchement, sur l'ensemble de la Loi, n'est pas apprécié à sa valeur. Il y avait une chance à saisir pourtant en cette occasion. Quoiqu'il en soit, les antagonistes ne digèrent pas d'être renvoyés à eux-mêmes, face à leur propre économie de la Loi, d'un retour de flamme qu'ils ont pourtant provoqué par leur malveillance envers le Messie et leur absence de compassion envers un homme lourdement handicapé. le shabbat n'appelle-t-il pas cependant, en lui-même, une restauration de la nature dans sa plénitude ? [...] Le Christ a donc fait la démonstration de l'inanité de l'obstruction systématique des pharisiens. Et il l'a fait en leur posant une question qui les laissent seuls avec eux-mêmes, muets et nus dans l'aigreur de leur hargne. Tandis qu'au milieu d'eux se dresse cet homme régénéré. 

C'est sur cette façon qu'a le Christ de les soumettre à leur tour aux conséquences de leur prévention que repose tout le piquant - et Dieu sait s'ils ont été piqués - de ce curieux échange où il n'y a qu'un seul locuteur et un public d'opposants définitivement enfoncés. L'incapacité des pharisiens à offrir une résistance de même qualité les conduit à une capitulation sans combat, par forfait !" 

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Ile de Sein, R.P. RICHARD o.m.i.

29 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais

   Voici un guide touristique de l’île de Sein paru en 1954 qui ravira les amateurs.

   Le Révérend Père Richard, o.m.i. pour oblat de Marie Immaculée, mon grand oncle et pour tous sur l'île "Tonton Stanis", nous fait découvrir l'île, son histoire, ses habitants, son territoire. Il décrit la grandeur des sénans, les us et coutumes d'autrefois, la vie quotidienne sur l'île. 

   Un petit bijou écrit avec amour à se procurer chez les bons bouquinistes ou libraires - via internet - si vous n'avez pas la chance qu'il ait été conservé dans la bibliothèque familiale.

   "De son côté, la science étymologique reste perplexe devant le rébus que pose le nom de cette île. Il semblerait, d'après l'ensemble des travaux de sémantique que ce mot de Sein évoquât tantôt un " Site des fées ou Endroit des magiciennes ", (de l'Irlandais : Sith, esprit, fée ; et de Tun ou Dun, hauteur, dune, lieu, ville) ; tantôt une idée de " golfe ", (du latin : Sinus ou endroit resserré entre des rochers... Comme l'on dit encore aujourd'hui : le sein arabique, le sein persique). En tous cas, il faut absolument répudier la fantaisiste traduction : Ile des Sept Sommeils ! ! ! Ce n'est là qu'une confusion entre le nom actuel de cette île et du Cap-Sizun qui lui fait face, et le celtique " Seiz-Hun " qui signifie effectivement : sept sommeils, c'est à dire : semaine. En passant, notons qu'une confusion similaire a dû se produire au sujet du nom de la " Baie des Trépassés ". Le marais ou ruisseau qui sépare Plogoff de Cléden, avant d'aboutir dans cette baie, s'appelle " Ar Yeun ". Ce mot rappelle le sens de : Avon, Aven, Aulne, Aon... nom générique de la " rivière ". La dénomination originelle aurait été : " Bae an Aon " (baie du marais ou du ruisseau). Par la suite, elle aurait dégénéré en " Bae an Anaon " (baie des trépassés). Certes, la substitution de Anaon à Aon est très poétique, mais une fois de plus, la poésie contredit la réalité ; car les courants, dans ces parages, ont la tendance constante de rejeter les cadavres des péris en mer, plutôt sur les côtes Nord ou Sud du Cap, que dans la baie dite des trépassés."

   "Le 24 juin 1940, à l'Appel du Général de Gaulle, 144 pêcheurs iliens se rendirent sur leurs petits sloops, en Angleterre. 30 noms, hélas figurent au martyrologe du patriotisme ! Sein est, probablement, la commune la plus décorée de la dernière guerre. Elle partage avec cinq autres cités de France le privilège d'avoir reçu la Croix de la Libération. Elle possède, à présent, son blason. Il est d'azur au besant d'argent chargé d'une moucheture d'hermine de sable, accompagné de trois homards d'or posés en pairle, les pinces vers l'abîme. L'écu posé sur un phare de sable maçonné d'argent, chargé en chef de l'inscription aussi d'argent " Sein " à la lanterne d'or rayonnant de quatre éclats au même, deux à dextre, deux à sénestre. L'écu soutenu par deux mats avec leur voile d'argent dont les cordages retiennent un listel aussi d'argent, brochant sur la base du phare et chargé de l'inscription bretonne de sable : " A sklerijenn kargit hor sperejou " (De lumière, remplissez nos esprits). Les trois décorations sont appendues au listel : Croix de la Libération à la pointe de l'écu, Croix de Guerre 1939 à dextre, Médaille de la Résistance à sénestre. Le 30 août 1946, Sein se voyait remettre ces récompenses par le Général de Gaulle lui-même, avec cette magnifique citation : "Ile de Sein devant l'invasion ennemie s'est refusée à abandonner le champ de bataille qui était le sien : la mer. A envoyé tous ses enfants au combat sous le pavillon de la France Libre, devenant ainsi l'exemple et le symbole de la Bretagne entière." "

 

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Jésus l'homme qui était Dieu, Max Gallo

26 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais, #Développement personnel

 

     Le légionnaire Flavius s'exclame au pied de la Croix "Cet homme était le fils de Dieu".  Une certitude qui va le mener sur les pas de celui qu'il a fait crucifier, des rives du Jourdain, à Bethléem, de Bethsaïde à Nazareth.

   Max Gallo en préambule cite Mauriac "Sans doute, une Vie de Jéus, il faudrait l'écrire à genoux, dans un sentiment d'indignité propre à nous faire tomber la plume des mains. Cet ouvrage-là, un pécheur devrait rougir d'avoir eu le front de l'achever." Max Gallo a eu plus que raison de s'atteler à cette tâche immense puisqu'il nous offre en quelque sorte une version du Nouveau Testament pour néophyte, sous forme de roman, une magnifique quête sur l'une des vies les plus passionnantes de l'humanité.

   "Il sait qu'il est un homme qu'un souffle porte et dirige. En lui une voix parle, envahit sa poitrine, sa bouche, franchit ses lèvres. Elle lui a parlé alors qu'il descendait, presque en courant, les pentes du mont Quarantal. Elle répétait qu'il devait aller vers les hommes, leur dire ce qu'il avait appris ; qu'on peut vaincre les tentations du diable et que chaque homme, s'il le veut, peut terrasser le mal, renaître."

   "Il dit :"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis. Je vous ai établis pour que vous alliez porter du fruit, un fruit qui demeure, et pour que le Père vous donne ce que vous lui demanderez en mon nom.". il s'interrompt un instant. Son regard les scrute et les pénètre. Ceux-là seront ses apôtres. A Pierre et à son frère André, à Jacques et à Jean, les deux fils de Zébédée, à Philippe et à Nathanaël, à Matthieu, il adjoindra Thomas, Jacques le Mineur, Jude, Simon le zélote et Judas. Il égrène leurs noms."

   "Depuis Hérode Antipas a ordonné qu'on tranche la tête de Jean le Baptiste. Depuis Jésus a sillonné la Palestine. Et on l'appelle Christ, Messie, Fils de Dieu. Et il accomplit les oeuvres de Dieu, il chasse les démons, il guérit, il parle afin qu'on sache qui il est. Mais depuis aussi on le lapide. Les membres du Sanhédrin, les prêtres, les pharisiens les scribes, les puissants veulent se saisir de lui, le tuer."

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Qui suis-je pour juger, Pape François

21 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais, #Développement personnel

   Ce livre est une compilation d'extraits de discours du Pape François sous le thème "Qui suis-je pour juger" décliné en quatre parties : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés", "Nous sommes tous fragiles", "Jugez le péchés, non pas le pécheur", "Le jugement de l'Histoire sur l'Histoire."

  Les thèmes abordés sont aussi variés que le couple, la séparation, la famille, les enfants, les personnes âgées, l'homosexualité, la prison, l'église, le fondamentalisme, la pédophilie, l'euthanasie, l'avortement, le genre, la sexualité, l'environnement, le travail.

   Avec la bienveillance et la lucidité qui le caractérisent, le Pape François s'exprime sans ambages sur les questions les plus sensibles, celles qui font notre quotidien et nous propose des clés de réflexion pour avancer sur le chemin de l'amour, de la vérité, de la paix et de la joie ! Un ouvrage empreint de sagesse et de poésie.

   "Ne vous laissez pas enfermer dans votre passé mais, au contraire, transformez le en chemin de croissance, de foi et de charité. Donnez à Dieu la possibilité de vous faire "briller" également à travers cette expérience."

   "Chers jeunes, à votre âge, émerge aussi en vous de façon nouvelle le désir d'aimer et de recevoir de l'amour. Le Seigneur, si vous allez à son école, vous apprendra aussi à embellir l'affection et la tendresse. Il mettra dans votre coeur une bonne intention, celle d'aimer sans posséder, d'aimer les personnes sans vouloir qu'elles soient vôtres mais en les laissant libres. car l'amour est libre ! Il n'y a pa de véritable amour qui ne soit libre !" "En revanche, la liberté est le don de pouvoir choisir le bien : c'est cela, la liberté. Celui qui est libre est celui qui choisit le bien, qui cherche ce qui plaît à Dieu, même si c'est fatigant, difficile. Mais je crois que vous, les jeunes, vous n'avez pas peur d'être fatigués, vous êtes courageux ! Or seuls les choix courageux et forts permettent de réaliser les plus grands rêves, ceux qui valent la peine qu'on leur consacre sa vie."

   "ne te replie plus sur toi-même mais ouvre-toi. S'ouvrir et rêver. Rêve qu'avec toi le monde peut être différent. Rêve que si tu donnes le meilleur de toi-même, tu vas aider à changer ce monde. ne l'oubliez pas, rêvez. Parfois, vous vous laisser emporter et vous rêvez trop, et la vie vous coupe la route. Peu importe, rêvez. Et racontez vos rêves. [...] avant tout rêvez." "C'est pourquoi je vous conseille, le soir, pendant l'examen de conscience, de vous poser cette question : aujourd'hui, ai-je rêvé l'avenir de mes enfants ? Ai-je rêvé l'amour de mon époux, de mon épouse ? Aujourd'hui ai-je rêvé de mes parents, de mes grands-parents qui ont prolongé l'histoire jusqu'à moi ?"

   "Que chacun parte de sa propre identité, sans faire semblant d'en avoir une autre parce que cela ne sert à rien, cela n'aide pas et c'est du relativisme. Ce qui nous rapproche, c'est la route de la vie. C'est la bonne volonté de partir de sa propre identité pour faire du bien aux frères et aux soeurs. Faire du bien ! Et ainsi nous cheminons ensemble comme des frères. Chacun de nous apporte le témoignage de sa propre identité à l'autre et dialogue avec l'autre."

   "Une foi authentique - qui n'est jamais confortable et individualiste - implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur terre. Nous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l'humanité qui l'habite, avec tous ses drames et ses lassitudes, avec ses aspirations et ses espérances, avec ses valeurs et ses fragilités. La Terre est notre maison commune et nous sommes tous frères." "En tant qu’administrateurs de la Création, nous sommes appelés à faire de la Terre un très beau jardin pour la famille humaine."

   "Le rêve de Dieu pour sa créature bien-aimée est le suivant : la voir se réaliser dans l'union d'amour entre un homme et une femme ; heureuse sur le chemin commun, féconde dans le don réciproque. "

   "Quand tu donnes de ton avoir au pauvre, tu ne lui donnes pas. Tu ne fais que rendre ce qui lui appartient. En effet, tu t'es annexé ce qui a été donné en commun pour l'usage de tous. la Terre est à tous, et pas seulement aux riches."

   "Chaque homme porte en lui une capacité originale et unique à tirer de lui-même et des personnes qui travaillent avec lui le bien que Dieu a placé dans son coeur. Chaque homme, chaque femme est un "poète", capable de faire preuve de créativité. C'est ce que signifie être poète."

   "Là où, à cause d'une vision économiciste [...] on envisage l'homme d'un point de vue égoïste et les autres comme un moyen et non une fin, le travail perd son sens premier de continuation de l'oeuvre de Dieu, il devient ainsi l'oeuvre d'une idole. A l'inverse, l'oeuvre de Dieu est destinée à toute l'humanité, afin que tous puissent en bénéficier."

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/08/sans-jesus-nous-ne-pouvons-rien-faire-etre-missionnaire-aujourd-hui-dans-le-monde-pape-francois.html

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http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/12/francois-le-pape-des-pauvres-andrea-tornielli.html

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Ma vie est un miracle, Bernadette Moriau

13 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Développement personnel, #Essais

   Bernadette Moriau, la 70è miraculée de Lourdes, raconte son histoire.

   Soeur Marie-Bernadette raconte sa maladie de plus de quarante ans, sa souffrance, comment son médecin l'a convaincue de se rendre en pèlerinage à Lourdes à soixante-neuf ans, comment elle a senti une chaleur provenant du coeur lors de l'adoration trois jours après son retour et comment une voix en son for intérieur lui a intimé d'enlever ses appareils. 

    Elle décrit les dix ans d’enquête médicale qui ont été nécessaires pour que son cas soit qualifié par les médecins d'inexplicable dans la connaissance actuelle de la science et de miracle par l'Eglise Catholique.

   Ma vie est un miracle est un témoignage de foi donné avec force en toute humilité, un message d'espoir pour tous les malades et un appel à la conversion. Soeur Marie-Bernadette n'est pas chargée de nous faire croire mais simplement de témoigner de la grâce qu'elle a reçue de Jésus par l'intermédiaire de Notre Dame de Lourdes.

   "Voilà donc ma vie nouvelle. Accepter d'être livrée à tous, leur être disponible, raconter les merveilles de Dieu. Ne plus s'appartenir. C'est une forme de désappropriation. Etre également dépossédée du secret que j'ai dû garder si longtemps. Rester dans l'humilité. Ce n'est pas évident avec une telle mise en avant. Ne pas s'enorgueillir, s'en défendre et rendre toute gloire à Dieu. Je ne suis qu'un canal. Ne pas penser non plus à je ne sais quel succès ou résultat. Cela n'aurait strictement aucun sens. Dieu compte en multiplication ou en addition comme je l'ai dit au début mais il perd ses relevés de comptes tous les jours. Les résultats chiffrés ne sont pas son affaire. Son chiffre d'affaires c'est le sourire, le pardon, la paix, la joie. Ce qu'Il veut c'est la miséricorde, la surabondance d'amour. Dieu n'est pas pingre. Il aime. C'est tout."

   "Le catholicisme souffre d'une image jaunie. Il serait non seulement obtu mais cramoisi comme un vieux rideau délavé par le soleil. Mais tant mieux si ce tissu a perdu ses couleurs d'apparat. Elles étaient peut-être superficielles. En revanche, le christianisme profond, tel que l'Eglise catholique comme d'autres églises chrétiennes tentent de transmettre de génération en génération à des millions et des millions de personnes sur terre, lui, est toujours vivant. Il est jeune, vert, ultra-dynamique, subversif. Sauf qu'il n'habite pas dans les structures de l'Eglise comme le dit si bien le pape François mais dans les coeurs. C'est bien là que tout se joue. Si vous avez des a priori négatifs contre l'Eglise catholique, c'est donc sur ce terrain du coeur que nous pouvons certainement nous retrouver. Car le langage du coeur est vrai. Il parle à tous, de toutes conditions, cultures, langues. Il est universel non parce qu'il veut atteindre les "extrémités de la terre" comme a demandé le Christ aux apôtres mais parce qu'il atteint, sans mot dire, humblement, les extrémités du coeur de chacun. Quel qu'il soit, quels que soient son apparence, son passé, son état et son style. La question n'est pas de juger ou de jauger la personne. La question est de lui faire goûter la douceur de la miséricorde divine. Là aussi c'est un cheval de bataille du pape François. Il veut faire comprendre au monde que le christianisme ou le catholicisme n'est pas une instance morale mais une instance d'amour. Que sa mission est de communiquer au monde les "secrets" du Père éternel, entendez Dieu.

  Dieu n'est pas l'expert-comptable de nos péchés qui les retiendrait sur un grand cahier pour nous fermer, ou nous entrouvrir avec méfiance les portes du paradis ! Il est plutôt un blanchisseur, si vous me permettez cette réduction. Oui, Dieu lave. Il nous lave de nos noirceurs, misères, petitesses que nous connaissons que trop. Et il lave gratuitement et à fond. Il nous pardonne dans l'instant sans rien nous demander en retour. Sinon de reconnaître nos péchés, d'accepter d'être fils, de le reconnaître comme Père, non pour nous soumettre sous la férule d'un tyran mais pour nous baigner dans son Amour et nous faire avancer. Dieu n'instaure pas avec nous une relation de dette, de comptes à rendre, mais de don, de gratuité."

   "Il [le sacrement de réconciliation] nous permet de nous trouver nous-même, de nous retrouver en fait, dans ce que nous sommes profondément, dans le meilleur de ce que nous sommes. Pour être, par conséquent, plus agréable aux autres. C'est ce que l'on ne comprend pas dans le catholicisme. On croit que c'est une religion de l'empêchement, de la frustration alors que c'est une religion de l'épanouissement. Ah je sais ... cette religion charrie ses trop nombreux contre-exemples, chez les fidèles, chez les prêtres, les religieux, les religieuses. Mais le christianisme est la foi des pécheurs pardonnés. Ce n'est pas une religion d'élite. elle commence par le bas. Le Christ commence par laver les pieds de ses disciples. Dans ce lavement de nos misères, dans ce lavement de soi par Dieu, il n'y a pas d'autre programme que ce mot Amour. Amour de Dieu, Amour des autres. Et Amour de soi, au bon sens du terme, car on ne peut aimer les autres en se méprisant soi-même.

   En effet, Dieu aime le "juste". Pas le juste milieu millimétré ou soupesé, uniformisé. Dieu a horreur du standard, du prêt-à-penser ou du prêt-à-aimer. Le "like" de loin en frôlant du doigt un écran connecté n'est pas son genre ! Dieu aime chaque personne concrètement, telle qu'elle est. A commencer par ses défauts. Oui, vous avez bien lu. Dieu n'aime pas l'uniformité, mais la difformité. parce qu'il aime chacun en particulier. et il veut pour chacun le "juste"pour cette personne-là, unique avec ses qualités et ses défauts. Pas comme une juste mesure mais comme une dynamique de vie. Le "juste" de Dieu c'est l'épanouissement de chaque personne."

   "Accepter donc. Ce verbe est peut-être la réponse à la question "pourquoi moi ?". Accepter c'est dire "oui" sans arrière-pensée, à Dieu. C'est dire "merci" à Dieu sans aucun ressentiment. ce n'est pas une soumission simpliste, c'est une pleine reconnaissance. La soumission est négative, peureuse, vide, craintive, soumise. La reconnaissance est positive, heureuse, pleine, donnée, confiante.

   Nous sommes peut-être ici sur une piste de réponse à l'énigmatique question du "pourquoi moi ?". Ne pas mettre en question - et encore moins en cause - les dons que Dieu nous faits. Mais les accepter comme tels, un cadeau. Quelque chose de gratuit par excellence. Pour soi, oui, mais aussi pour rayonner de cette grâce reçue autour de nous." 

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Petite métaphysique des tsunamis, Jean-Pierre Dupuy

3 Mars 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais

    Jean-Pierre Dupuy analyse les grandes catastrophes de l'histoire,  du séisme qui a provoqué le tsunami et l'incendie de Lisbonne en 1755 à celui de 2004 en Indonésie, de l'holocauste ou la Shoah - deux fois mal nommé, sacrifice à un Dieu ou catastrophe naturelle - aux attentats du 11 septembre 2001 à Ground Zero - de même mal nommé, terme signifiant l'épicentre d'une explosion de tout type même naturel, et aussi utilisé en 1945 lors du premier essai d'une bombe atomique au Nouveau Mexique - de Hiroshima et Nagasaki au réchauffement climatique et protocole de Kyoto. Le vocabulaire détourné n'est pas anecdotique car il explique déjà la difficulté de l'homme à considérer ces événements de manière juste.

   Quel rapport donc entre ces catastrophes ? La vision qu'en ont les hommes et l'explication voire la justification qu'ils en donnent : réaction de la nature, punition de Dieu, pur hasard, mal causé par l'homme. Jean-Pierre Dupuy tente d'expliquer notre aveuglement ou du moins notre impossibilité à réagir de manière adéquate aux catastrophes inévitables de l'avenir pourtant bien réelles et prévisibles. "L'avenir n'est pas moins nécessaire que le passé. "Après-demain, le déluge sera quelque chose qui aura été" ". "Les générations ne sont pas égales du point de vue moral. La nôtre et celles qui suivront ont un statut moral considérablement plus élevé que les générations anciennes, dont on peut dire aujourd'hui, par contraste avec nous, qu'elles ne savaient pas ce qu'elles faisaient."

   L'auteur éclaire le propos par les philosophies de Saint-Augustin, Leibniz, Voltaire, Rousseau, Günther Anders et Hannah Arendt afin de proposer une réponse satisfaisante à cette incohérence ou "thoughtlessness", courte vue, irréflexion. Le mal créé par l'homme est tellement élevé qu'il ne peut être expliqué par la raison ou les raisons, le pourquoi : il est devenu systémique. 

   L'arme nucléaire est intrinsèquement immorale. "L'Amérique s’investissant elle-même de déterminer sinon le meilleur des mondes possibles, du moins "le moins pire"

 

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L'amour plus fort que ta peur - Les chemins de la guérison, Catherine Bensaïd

24 Février 2021 , Rédigé par Alizé Publié dans #Développement personnel, #Essais

    Dès la deuxième ligne, le ton est donné :
"Le mot "amour" est tabou dans le cadre d'une thérapie". Mais finalement n'est-il pas tabou au fond de soi pour beaucoup ?

   Tout le monde croit que l'amour coule de source. Aimer devrait être naturel, mais ce n'est pas le cas pour tous. Pourquoi ? 

   Si l'amour est complexe, c'est qu'il est relié à nos émotions les plus anciennes, parfois quasiment taboues : nos peurs.

   A travers des récits, Catherine Bensaïd nous montre le chemin pour les apprivoiser, nous libérer et être aimant.

   Pour aimer l'autre, il faut d'abord s'aimer. Sans l'amour de soi, il est impossible d'aimer l'autre.

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Le miracle Spinoza, une philosophie pour éclairer notre vie, Frédéric Lenoir

2 Janvier 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais, #Développement personnel

     Une révélation !

   Je ne connaissais pas Baruch Spinoza et sa philosophie, une philosophie de la joie. Je remercie chaleureusement Frédéric Lenoir pour cet ouvrage, admirablement documenté sur l'homme et ses principaux ouvrages - en particulier L'Éthique - qui donne envie de poursuivre cette belle découverte et surtout d'appliquer les préceptes de l'Éthique dans sa vie quotidienne.  Je pressentais certaines de ces idées, mais sans cette grande clarté. Il y aura donc pour moi un avant et un après Le miracle Spinoza.

   Frédéric Lenoir explique le mode d'écriture de Spinoza dans l'Ethique, un style presque mathématique.  Spinoza définit, postule et démontre. Sa philosophie est basée sur une observation rigoureuse de lui-même et de ses contemporains.

   Je ne parlerai pas de la vision de l'auteur sur le rapport de Spinoza avec Dieu et sa réflexion sur la question de savoir si Spinoza était athé ou non. Il y a polémique, les connaisseurs en discutent.  Frédéric Lenoir nous donne sa version bien sûr, vous pourrez la découvrir et vous faire votre propre idée. 

  Je voudrais avant tout vous parler du message principal de la philosophie de Spinoza : du désir, de la joie, de la tristesse, de la liberté. "L'éthique spinoziste consiste à passer de l'impuissance à la puissance, de la tristesse à la joie, de la servitude à la liberté" et ce en étant parfaitement en accord avec nous-mêmes, notre être unique dans toute sa singularité et son originalité. Etre conscient, lucide sur ce qui est, être mû par des idées adéquates et, par la raison, définir de manière active sa conduite, une conduite saine et éthique, pondérée et juste. Il s'agit de connaître la réalité et de croître en sagesse, et surtout en joie, en étant moins réactif à des causes extérieures et donc en sortant de la "Servitude" cette "impuissance de l'homme à gouverner et à contenir ses passions".     

   Un essai qui fait grandir dans la joie et dans la plénitude de soi. On ressort de cette lecture transfiguré ! 

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2017/10/du-bonheur-un-voyage-philosophique-frederic-lenoir.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2017/10/l-ame-du-monde-frederic-lenoir.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2019/06/socrate-jesus-bouddha-trois-maitres-de-vie-frederic-lenoir.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2019/03/dieu-petites-et-grandes-questions-pour-athees-et-croyants-frederic-lenoir-entretiens-avec-marie-drucker.html

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François le Pape des pauvres, Andrea Tornielli

12 Décembre 2020 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais

   Padre Jorge Mario Bergoglio, actuel évêque de Rome, a été créé cardinal par Saint Jean-Paul II en 2001 et élu 266è pape de l'Eglise catholique le 13 mars 2013. Sa biographie, écrite en 2013 par Andrea Tornielli, journaliste, nous donne quelques pistes pour mieux connaître François, le frère jésuite.  "Padre Bergoglio, pape François, le premier pape jésuite, le premier latino-américain, le premier à choisir le nom du grand saint d'Assise".

   Selon les goûts de l'auteur à lire en écoutant "l'apaisant Canon de Pachelbel par le London Symphony Orchestra" https://www.youtube.com/watch?edufilter=NULL&v=s3RRQypEf4I ,ou version harpe celtique https://www.youtube.com/watch?edufilter=NULL&v=EiRc78FKkWw.  

   Selon les goûts du pape François regarder le Festin de Babettte et admirer la Crucifixion Blanche de Chagall.

   Quelques citations du pape François.

"François est l'homme de la paix. Et c'est ainsi qu'est venu dans mon coeur le nom : François d'Assise. Il est pour moi l'homme de la pauvreté, de la paix, l'homme qui aime et qui protège la Création; nous avons aujourd'hui une relation à la Création qui n'est pas vraiment bonne, n'est-ce pas ? C'est l'homme qui nous donne cet esprit de paix, l'homme pauvre ... Ah, comme je voudrais une Eglise pauvre, pour les pauvres !".

"Et maintenant nous entreprenons ce cheminement, évêque et peuple, ce cheminement de l'Eglise de Rome, qui est celle qui préside à la charité de toutes les églises. Un cheminement de fraternité, d'amour et de confiance en nous. Prions toujours pour nous, l'un pour l'autre, prions pour tout le monde, pour qu'on y retrouve une grande fraternité. [..] Maintenant je vous donnerai la bénédiction, et au monde entier, à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté."

"La vie chrétienne consiste à témoigner avec joie, comme le faisait Jésus. Sainte Thérèse disait qu'un saint triste et un triste saint." Et la personne qui souffre a avant tout besoin "de savoir que quelqu'un l'accompagne, l'aime et respecte son silence et prie pour que Dieu entre dans cet espace de pure solitude."

"L'expérience chrétienne n'est pas idéologique, elle est définie par une totale originalité qui naît de l'étonnement dans la rencontre avec Jésus Christ, de l'émerveillement au sujet de la personne de Jésus Christ. Et cela, notre peuple le conserve et le manifeste dans la piété populaire."

"L'Eglise existe pour annoncer la vérité, la bonté et la beauté en personne, Jésus Christ."

"N'oublions jamais que le vrai pouvoir c'est le service.Et pour exercer le pouvoir, le pape doit entrer de plus en plus dans ce service qui a atteint son sommet lumineux sur la croix;  il doit contempler le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et, comme lui, ouvrir les bras pour protéger l'ensemble du peuple de Dieu et accueillir affectueusement l'humanité entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits ... Seul celui qui sert avec amour sait protéger !"

"Il s'agit de protéger l'ensemble de la Création, la beauté de la Création ... d'avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour le milieu où nous vivions. Il s'agit de protéger les gens, d'avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des vieillards, de ceux qui sont plus fragiles et qui souvent sont à la périphérie de notre coeur."

"Prier, pour moi, est d'une certaine façon un abandon dans lequel tout notre être s'offre à la présence de Dieu. C'est là que se réalisent, le dialogue, l'écoute, la transformation.  Porter son regard sur Dieu, mais par dessus tout se laisser regarder par lui. [...] je dois dire que je vis la plus grande partie de mon expérience religieuse quand je demeure, pour un temps prolongé, devant le tabernacle. Des fois, je m'assoupis, dans la position assise, et je me laisse regarder. J'ai le sentiment d'appartenir à un autre, comme si Dieu me prenait la main. Je crois qu'il est important de parvenir à l'altérité transcendantale du Seigneur, qui est le Seigneur de toutes choses, mais qui, en tout temps, n'en respecte pas moins notre liberté. "

"La vérité est que je suis un pécheur que la miséricorde de Dieu a appelé d'une manière privilégiée. [...] ce qui me chagrine c'est de ne pas avoir été en maintes occasions compréhensif et bon. Dans ma prière du matin, au moment des intentions de prières, je demande à être compréhensif et bon. "   

"Ne cédons jamais au pessimisme, ne cédons jamais à cette amertume que le diable nous offre chaque jour." 

"le nouvel impérialisme de l'argent a même réduit de moitié le travail, le moyen par lequel s'exprime la dignité de l'homme, sa créativité, qui est à l'image de la créativité de Dieu. L'économie de spéculation n'a même  plus besoin du travail, elle ne sait plus quoi en faire. On idolâtre l'argent qui se fabrique à partir de lui-même. C'est pourquoi on n'éprouve aucun remords à transformer en chômeurs des millions de travailleurs."

"La mondanité spirituelle est un anthropocentrisme religieux qui a des aspects gnostiques. Le carriérisme, la recherche des promotions, cadre pleinement avec cette mondanité spirituelle." 

"Les cardinaux ne sont pas les agents d'une ONG, mais ils sont les serviteurs du Seigneur, sous l'inspiration de l'Esprit saint, cet Esprit saint qui fait la vraie différence entre les charismes et qui, en même temps, les unit au sein de l'Eglise." 

La profession de foi du pape François avant d'être ordonné prêtre :

"Je veux croire en Dieu le Père, qui m'aime comme un fils, et en Jésus, le Seigneur, qui a insufflé son Esprit dans ma vie pour me donner le sourire et m'amener ainsi au royaume éternel de la vie. 

Je crois en mon histoire, qui a été transpercée par le regard d'amour de Dieu et qui, le 21 septembre, premier jour du printemps, m'a conduit à une rencontre pour l'inviter à le suivre.

Je crois en ma souffrance, stérile en raison de l'égoïsme dans lequel je me réfugie.

Je crois en la petitesse de mon âme, qui cherche à avaler sans donner ... sans donner.

Je crois en la bonté des autres, que je dois aimer sans crainte, et sans jamais les trahir au profit de ma propre sécurité.

Je crois en la vie religieuse.

Je crois en ma volonté de beaucoup aimer.

Je crois en la mort quotidienne, brûlante, que je fuis, mais qui me sourit en me demandant de l'accepter.

Je crois en la patience de Dieu, accueillante et douce comme une nuit d'été.

Je crois en la présence de papa au ciel avec le Seigneur.

Je crois en la présence du père Duarte aussi, priant pour mon sacerdoce.

Je crois en Marie, ma mère, qui m'aime et qui ne me laissera jamais seul. Et j'attends la surprise de chaque jour où se manifesteront l'amour, la force, la trahison et le péché, qui m'accompagneront jusqu'à la rencontre définitive avec ce visage merveilleux dont j'ignore les traits, qui fuit constamment, mais que je veux connaître et aimer. Amen." 

Et quelques citations du pape émérite Benoît XVI.

"A l'origine de l'être chrétien il n'y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais plutôt la rencontre avec un avènement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et du même coup son orientation définitive." 

"Je voudrais que chacun de vous se sente aimé de ce Dieu qui nous a montré son amour infini. Je voudrais que chacun ressente la joie d'être chrétien".

A lire du pape François

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/08/sans-jesus-nous-ne-pouvons-rien-faire-etre-missionnaire-aujourd-hui-dans-le-monde-pape-francois.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/04/c-est-tous-les-jours-noel-pape-francois.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/07/loue-sois-tu-lettre-encyclique-laudato-si-sur-la-sauvegarde-de-la-maison-commune-pape-francois.html

 

 

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Histoire d'une âme, Sainte Thérèse de L'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

19 Novembre 2020 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais, #Développement personnel

   A lire pour partager l'expérience vécue de la tendresse de Dieu et découvrir Sainte Thérèse.

   Et à écouter avec Natasha St Pier 

https://www.youtube.com/watch?edufilter=NULL&v=nB_qdTPZdA8

   "Deux mois avant sa mort, Thérèse relisait, à la demande de Mère Agnès de Jésus, quelques pages de ses souvenirs d'enfance. Les larmes aux yeux, elle s'interrompt soudain : "Ce que je relis dans ce cahier, c'est si bien mon âme ! ... Ma Mère, ces pages feront beaucoup de bien. On connaîtra mieux ensuite la douceur du bon Dieu..." C'est à cette expérience de la tendresse divine qu'est convié chacun des lecteurs de l'Histoire d'une Âme."

 

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