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Les 7 dons de l’Esprit Saint, Pape François

29 Août 2021 , Rédigé par Estelle

      Une magnifique catéchèse à lire et à relire sur les sept dons de l’Esprit Saint - sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété, crainte - et sur les charismes. 

Merci à ma marraine qui m’a offert ce guide.

“Vous savez que l’Esprit Saint est l’âme, la sève vitale de l’Eglise et de tout chrétien : c’est l’amour de Dieu qui fait de notre cœur sa demeure”

“c’est tellement important, la prière. Prier avec les prières que nous savons depuis notre enfance, mais aussi prier avec nos propres mots. Prier le Seigneur : “Seigneur, aide-moi, conseille-moi, que dois-je faire maintenant ? [...] La prière ! Ne jamais oublier la prière. Jamais ! Quand nous prions dans le bus, dans la rue, personne ne s’en aperçoit : prions en silence, dans notre cœur. profitons de ces moments pour prier : prier pour que l’Esprit nous donne le don de conseil.”

“Quand nos yeux sont éclairés par l’Esprit, ils s’ouvrent à la contemplation de Dieu dans la beauté de la nature et dans l’immensité du cosmos et nous poussent à découvrir comment tout nous parle de lui et de son amour. Tout cela suscite en nous un grand étonnement et un sentiment profond de gratitude ! C’est la même sensation lorsque nous admirons une œuvre d’art ou toute autre merveille qui est le fruit de l’esprit et de la créativité de l’homme : devant tout cela, l’Esprit nous pousse à louer le Seigneur du fond du cœur et à reconnaître, en tout ce que nous avons et ce que nous sommes, un don inestimable de Dieu et un signe infini de son amour pour nous.”

“c’est notre amitié avec Dieu, qui nous est donnée par Jésus, une amitié qui change notre vie et nous remplit d’enthousiasme, de joie. C’est pourquoi le don de piété suscite avant tout en nous la gratitude et la louange. C’est cela, en effet, la raison et le sens le plus authentique de notre culte et de notre adoration. Quand l’Esprit Saint nous fait percevoir la présence du Seigneur et tout son amour pour nous, il nous réchauffe le cœur et nous pousse presque naturellement à la prière et à la célébration.” 

D'autres écrits du Pape François

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Le roi et le sage - Petit traité d’écologie spirituelle, Vyasadeva

24 Août 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Développement personnel

   “Un jour le roi Yadu, autant spiritualiste que guerrier valeureux, rencontra un brahmane empreint de sainteté qui errait seul dans la forêt.”

Vyasadeva ou Vyāsa rishi légendaire, c’est-à-dire auteur et compilateur mythique des textes sacrés de l'hindouisme, raconte le dialogue entre ces deux personnages. 

“Le Roi et le Sage est le compte-rendu des réponses lucides du brahmane aux questions du roi, et sa lecture nous offrira comme à ce dernier la chance de recueillir ses enseignements inspirés par l’observation et l’étude de la Nature et de nous en imprégner."

Un petit livre - d’une cinquantaine de pages - qui aborde les sujets aussi variés que le couple, l’amitié, le renoncement, les sens, l’esprit et le corps à travers des contes indiens. 

A méditer. 

“O roi, il convient avant tout de maîtriser le mental en le fixant avec la plus grande attention sur le but du yoga. Par la pratique des asanas, des postures, du contrôle du souffle vital, et du renoncement, il est possible de le rendre stable et paisible. Seule la méditation sur la Personne suprême permet en vérité de le contrôler. Devenu stable, le mental se purifie des désirs liés à l’action intéressée (karma). Ainsi l’influence de la vertu s’accroissant il est possible de se défaire de l’emprise de la passion et de l’ignorance, jusqu’à graduellement transcender la vertu elle-même.”

“Un homme ayant plusieurs épouses est sans cesse la proie de nombreux tourments. Responsable de leur bien-être, chacune l’attire dans une direction, soucieuse de sa propre satisfaction. De même nous sommes sans cesse harcelés par nos différents sens, chacun nous entraînant dans sa direction. Notre langue demande sa part de nourritures délicieuses, notre soif réclame de nombreuses boissons, et notre estomac crie famine jour après jour sans jamais être satisfait. Simultanément nos désirs sexuels s’éveillent et exigent d’être exhaussés ; notre toucher aime le contact de la douceur, notre ouïe aspire aux sons agréables, notre odorat aux nombreux parfums et notre vue aux formes les plus plaisantes.

Srila Visvanâtha Cakravartî nous dit dans son commentaire du Srîmad-Bhâgavatam, qu’après avoir lu ce verset il convient d’offrir sans trop d’attachement le juste nécessaire à ce guru qu’est notre propre corps. Il faut le maintenir en bonne santé avec simplicité, telle est l’essence du service à lui rendre. Quiconque cherche à la satisfaire plus que nécessaire en devenant son serviteur inconditionnel doit s’attendre à voir sa conscience tiraillée en de multiples directions, et ainsi ne jamais connaître la paix intérieure, ni l’amour de Dieu.”

“Ainsi tout homme réfléchi doit sans tarder se consacrer à la réalisation spirituelle tant que son corps périssable est encore en bonne santé. Après tout le plaisir des sens est l’apanage de toutes les formes de vie, même les plus abominables, tandis que la conscience du divin n’est possible que pour l’être humain.”

 

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Jésus le Dieu qui riait - une histoire joyeuse du Christ, Didier Decoin

19 Août 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Roman, #Développement personnel

   Didier Decoin, écrivain, scénariste et président de l'Académie Goncourt depuis janvier 2020, nous propose de lire les Evangiles dans la joie. Le message de Jésus est en effet l’amour et la joie. Il est donc certain que le Christ avait de l’humour et aimait rire.

   Jésus le Dieu qui riait est un roman qui met en scène le Christ et relate les principaux événements de sa vie, des noces de Cana à la pêche miraculeuse et au poisson partagé avec ses disciples après sa résurrection. Une façon de lire la Bible autrement, d’apprendre à connaître Jésus et de vivre en sa présence.

“Il y a peu de livres où l’on mange autant que dans les Evangiles. Conviviaux, chaleureux, les repas ont manifestement revêtu une grande importance. Ils ont été pour Jésus à la fois des occasions d’enseigner et de se réjouir. Ensemble, sa parole et sa joie. C’est d’ailleurs sous le nom d’agapê qui veut dire amour, que les chrétiens désigneront le repas qu’ils prennent en commun.” 

"Mais l'Église n’existait pas encore, évidemment, et nul n’aurait pu prédire que le christiannisme existerait un jour, lorsque, sur la rive du lac de Tibériade, pas très loin du village de Bethsaïde, se déroulèrent les agapes les plus stupéfiantes et les plus irrésistibles.”

“- Crois-moi, dit-il, tu n’auras bientôt plus à aller sur cette montagne, ni à Jérusalem. Plus besoin d’aller nulle part. Tu n’auras qu’à rentrer en toi. Dieu est esprit. C’est en esprit et en vérité qu’on doit l’adorer.

Non seulement il lui a dit comment trouver Dieu, mais qui était Dieu et comment l’aimer. Et comme c’est simple, n’est-ce pas ? Un enfant pourrait comprendre. La Samaritaine est une enfant. Tous, pense Jésus, vous êtes tous des enfants.”

“Jésus ne se défend pas. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que des hommes mettent sa parole en doute. Même quand il leur annonce une bonne nouvelle.

Ils ont tellement souffert, aussi ! L’Ennemi leur a tellement fait mal qu’ils ont acquis une sorte de méfiance instinctive vis-à-vis de la joie. Même Dieu, ils le croient méchant. Au mieux, injuste. Il sera long et difficile de leur rendre l’espérance. Si long, si difficile, et si douloureux. Il faudra mourir pour ça. Et l’espérance, ça n’est pas encore la joie. Juste l’étincelle avant le brasier. Il y a du chemin de l’une à l’autre.

L’Ennemi mise là-dessus : d’ici à ce que les hommes soient aptes à la joie, il a encore largement de quoi nourrir sa haine. Il sait qu’il a perdu la partie, mais il la jouera quand même jusqu’au bout. ”

 

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Vivre sans pourquoi, Alexandre Jollien

9 Août 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Développement personnel

   Voici le premier ouvrage de développement personnel d'Alexandre Jollien que je découvre. Je connaissais déjà Alexandre Jollien de par ses écrits avec ses amis Christophe André et Matthieu Ricard, comme le bel essai Trois amis en quête de sagesse

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2017/10/trois-amis-en-quete-de-sagesse-christophe-andre-alexandre-jollien-matthieu-ricard.html

   Il s'agit ici d'un journal intime que l'auteur a tenu lors de son séjour en Corée du Sud. Il a choisi ce pays pour bénéficier d'un accompagnement spirituel auprès d'un prêtre catholique bouddhiste, oui vous avez bien lu. Ce père lui donne ce conseil : "Laissez-vous descendre à un niveau où la paix est inaltérable. Le chemin peut prendre des années, mais laissez-vous, descendez !" et cet exercice "méditer le passage de l'Evangile de la tempête apaisée : Jésus dort en paix dans une barque agitée qui prend l'eau. Le quotidien c'est cette barque et il faut m'abandonner même dans une bourrasque. Etre en repos dans l'action."

     Alexandre Jollien partage sa difficulté de se positionner par rapport à cette expérience de "catholique bouddhiste", mais surtout son apprentissage pour se détacher du regard des autres et notamment par rapport à son handicap. C'est un ouvrage subtile - où il nous parle de ses enfants, sa femme, ses amis - qui a le mérite de mieux nous faire connaître son auteur et ses interrogations. Un journal de bord donc plus qu'un essai construit.  

   "Vivre sans pourquoi" c'est surtout apprendre à vivre dans le présent, s'accepter et accepter, tout en restant dans l'action et apprendre le détachement de la "mendicité de l'affection" pour trouver la paix. C'est aussi calmer son "singe intérieur". "Certains textes bouddhiques comparent le mental à un petit singe : l'animal fou, de branche en branche, saute, voltige. Avec une infinie bonté, s'approcher de lui et tout doucement lui souffler : "Gentil singe, calme toi ! ". Réitérer l'exercice aussi souvent que nécessaire et jamais, au grand jamais, élever la voix contrez la bestiole en furie. J'aime cette façon de s'adresser à l'égo, à nos peurs et à l'agitation. Par la force, avec la volonté, on n'arrive à rien. le mental se libère millimètre par millimètre plus qu'il ne se laisse dresser."

   "La spiritualité, c'est être hyper réaliste, épouser son corps, le quotidien, dégager une méthode concrète, accueillir l'imprévu, garder les pieds sur terre ... Voilà ce qui nous sauve : un art de vivre, des exercices, une façon de se lever, de se coucher, de prier, d'aimer. Tout recommence chaque jour."'

   "Il faut bien du courage quand tout va mal et que tout tourne en rond, pour juste continuer. Pour ne pas surréagir et se montrer patient. Ni les éducateurs fatalistes ni les âmes résignées ne m'ont transmis le goût de la patience. La voie qui m'y conduit, c'est l'amour, la joie, la gratitude. J'ai redouté qu'elle dérive de la lâcheté alors qu'elle est une bénédiction de la vie, qu'elle est sœur de l'audace, de la force et de la confiance."  

   On notera les références à L'Ecclésiaste "tout est vanité sous le soleil", à maître Eckhart - théologien et premier mystique rhénan fin XIIIè début XIVè siècle, Rumi - poète mystique persan du XIIIè siècle, définis avec Jésus et Bouddha comme des "trésors de l'humanité", à François Mauriac "La Vie de Jésus". 

   Une belle référence aussi à "la géniale traduction [de l'Ecclésiaste] d'Ernest Renan "Il y a un temps pour tout, et chaque chose sous le ciel a son heure

 Temps de naître et temps de mourir,
        Temps de tuer, temps de guérir,
        Temps de planter, temps de détruire,
        Temps de bâtir, temps d’arracher,
        Temps de gémir, temps de danser,
        Temps de pleurer et temps de rire.

Temps d’assembler les blocs, temps de les disperser,
Temps d’aimer les baisers et temps de les maudire,
Temps de poursuivre un rêve ou de se d’interdire,
Temps d’aimer un objet, temps de le repousser.

        Temps où l’on coud, où l’on déchire,
        Temps où l’on garde, où l’on se tait,
        Temps où l’on hait, où l’on soupire,
        Temps de la guerre et temps de paix."

 

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