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Ile de Sein, R.P. RICHARD o.m.i.

29 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais

   Voici un guide touristique de l’île de Sein paru en 1954 qui ravira les amateurs.

   Le Révérend Père Richard, o.m.i. pour oblat de Marie Immaculée, mon grand oncle et pour tous sur l'île "Tonton Stanis", nous fait découvrir l'île, son histoire, ses habitants, son territoire. Il décrit la grandeur des sénans, les us et coutumes d'autrefois, la vie quotidienne sur l'île. 

   Un petit bijou écrit avec amour à se procurer chez les bons bouquinistes ou libraires - via internet - si vous n'avez pas la chance qu'il ait été conservé dans la bibliothèque familiale.

   "De son côté, la science étymologique reste perplexe devant le rébus que pose le nom de cette île. Il semblerait, d'après l'ensemble des travaux de sémantique que ce mot de Sein évoquât tantôt un " Site des fées ou Endroit des magiciennes ", (de l'Irlandais : Sith, esprit, fée ; et de Tun ou Dun, hauteur, dune, lieu, ville) ; tantôt une idée de " golfe ", (du latin : Sinus ou endroit resserré entre des rochers... Comme l'on dit encore aujourd'hui : le sein arabique, le sein persique). En tous cas, il faut absolument répudier la fantaisiste traduction : Ile des Sept Sommeils ! ! ! Ce n'est là qu'une confusion entre le nom actuel de cette île et du Cap-Sizun qui lui fait face, et le celtique " Seiz-Hun " qui signifie effectivement : sept sommeils, c'est à dire : semaine. En passant, notons qu'une confusion similaire a dû se produire au sujet du nom de la " Baie des Trépassés ". Le marais ou ruisseau qui sépare Plogoff de Cléden, avant d'aboutir dans cette baie, s'appelle " Ar Yeun ". Ce mot rappelle le sens de : Avon, Aven, Aulne, Aon... nom générique de la " rivière ". La dénomination originelle aurait été : " Bae an Aon " (baie du marais ou du ruisseau). Par la suite, elle aurait dégénéré en " Bae an Anaon " (baie des trépassés). Certes, la substitution de Anaon à Aon est très poétique, mais une fois de plus, la poésie contredit la réalité ; car les courants, dans ces parages, ont la tendance constante de rejeter les cadavres des péris en mer, plutôt sur les côtes Nord ou Sud du Cap, que dans la baie dite des trépassés."

   "Le 24 juin 1940, à l'Appel du Général de Gaulle, 144 pêcheurs iliens se rendirent sur leurs petits sloops, en Angleterre. 30 noms, hélas figurent au martyrologe du patriotisme ! Sein est, probablement, la commune la plus décorée de la dernière guerre. Elle partage avec cinq autres cités de France le privilège d'avoir reçu la Croix de la Libération. Elle possède, à présent, son blason. Il est d'azur au besant d'argent chargé d'une moucheture d'hermine de sable, accompagné de trois homards d'or posés en pairle, les pinces vers l'abîme. L'écu posé sur un phare de sable maçonné d'argent, chargé en chef de l'inscription aussi d'argent " Sein " à la lanterne d'or rayonnant de quatre éclats au même, deux à dextre, deux à sénestre. L'écu soutenu par deux mats avec leur voile d'argent dont les cordages retiennent un listel aussi d'argent, brochant sur la base du phare et chargé de l'inscription bretonne de sable : " A sklerijenn kargit hor sperejou " (De lumière, remplissez nos esprits). Les trois décorations sont appendues au listel : Croix de la Libération à la pointe de l'écu, Croix de Guerre 1939 à dextre, Médaille de la Résistance à sénestre. Le 30 août 1946, Sein se voyait remettre ces récompenses par le Général de Gaulle lui-même, avec cette magnifique citation : "Ile de Sein devant l'invasion ennemie s'est refusée à abandonner le champ de bataille qui était le sien : la mer. A envoyé tous ses enfants au combat sous le pavillon de la France Libre, devenant ainsi l'exemple et le symbole de la Bretagne entière." "

 

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Jésus l'homme qui était Dieu, Max Gallo

26 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais, #Développement personnel

 

     Le légionnaire Flavius s'exclame au pied de la Croix "Cet homme était le fils de Dieu".  Une certitude qui va le mener sur les pas de celui qu'il a fait crucifier, des rives du Jourdain, à Bethléem, de Bethsaïde à Nazareth.

   Max Gallo en préambule cite Mauriac "Sans doute, une Vie de Jéus, il faudrait l'écrire à genoux, dans un sentiment d'indignité propre à nous faire tomber la plume des mains. Cet ouvrage-là, un pécheur devrait rougir d'avoir eu le front de l'achever." Max Gallo a eu plus que raison de s'atteler à cette tâche immense puisqu'il nous offre en quelque sorte une version du Nouveau Testament pour néophyte, sous forme de roman, une magnifique quête sur l'une des vies les plus passionnantes de l'humanité.

   "Il sait qu'il est un homme qu'un souffle porte et dirige. En lui une voix parle, envahit sa poitrine, sa bouche, franchit ses lèvres. Elle lui a parlé alors qu'il descendait, presque en courant, les pentes du mont Quarantal. Elle répétait qu'il devait aller vers les hommes, leur dire ce qu'il avait appris ; qu'on peut vaincre les tentations du diable et que chaque homme, s'il le veut, peut terrasser le mal, renaître."

   "Il dit :"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis. Je vous ai établis pour que vous alliez porter du fruit, un fruit qui demeure, et pour que le Père vous donne ce que vous lui demanderez en mon nom.". il s'interrompt un instant. Son regard les scrute et les pénètre. Ceux-là seront ses apôtres. A Pierre et à son frère André, à Jacques et à Jean, les deux fils de Zébédée, à Philippe et à Nathanaël, à Matthieu, il adjoindra Thomas, Jacques le Mineur, Jude, Simon le zélote et Judas. Il égrène leurs noms."

   "Depuis Hérode Antipas a ordonné qu'on tranche la tête de Jean le Baptiste. Depuis Jésus a sillonné la Palestine. Et on l'appelle Christ, Messie, Fils de Dieu. Et il accomplit les oeuvres de Dieu, il chasse les démons, il guérit, il parle afin qu'on sache qui il est. Mais depuis aussi on le lapide. Les membres du Sanhédrin, les prêtres, les pharisiens les scribes, les puissants veulent se saisir de lui, le tuer."

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Qui suis-je pour juger, Pape François

21 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Essais, #Développement personnel

   Ce livre est une compilation d'extraits de discours du Pape François sous le thème "Qui suis-je pour juger" décliné en quatre parties : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés", "Nous sommes tous fragiles", "Jugez le péchés, non pas le pécheur", "Le jugement de l'Histoire sur l'Histoire."

  Les thèmes abordés sont aussi variés que le couple, la séparation, la famille, les enfants, les personnes âgées, l'homosexualité, la prison, l'église, le fondamentalisme, la pédophilie, l'euthanasie, l'avortement, le genre, la sexualité, l'environnement, le travail.

   Avec la bienveillance et la lucidité qui le caractérisent, le Pape François s'exprime sans ambages sur les questions les plus sensibles, celles qui font notre quotidien et nous propose des clés de réflexion pour avancer sur le chemin de l'amour, de la vérité, de la paix et de la joie ! Un ouvrage empreint de sagesse et de poésie.

   "Ne vous laissez pas enfermer dans votre passé mais, au contraire, transformez le en chemin de croissance, de foi et de charité. Donnez à Dieu la possibilité de vous faire "briller" également à travers cette expérience."

   "Chers jeunes, à votre âge, émerge aussi en vous de façon nouvelle le désir d'aimer et de recevoir de l'amour. Le Seigneur, si vous allez à son école, vous apprendra aussi à embellir l'affection et la tendresse. Il mettra dans votre coeur une bonne intention, celle d'aimer sans posséder, d'aimer les personnes sans vouloir qu'elles soient vôtres mais en les laissant libres. car l'amour est libre ! Il n'y a pa de véritable amour qui ne soit libre !" "En revanche, la liberté est le don de pouvoir choisir le bien : c'est cela, la liberté. Celui qui est libre est celui qui choisit le bien, qui cherche ce qui plaît à Dieu, même si c'est fatigant, difficile. Mais je crois que vous, les jeunes, vous n'avez pas peur d'être fatigués, vous êtes courageux ! Or seuls les choix courageux et forts permettent de réaliser les plus grands rêves, ceux qui valent la peine qu'on leur consacre sa vie."

   "ne te replie plus sur toi-même mais ouvre-toi. S'ouvrir et rêver. Rêve qu'avec toi le monde peut être différent. Rêve que si tu donnes le meilleur de toi-même, tu vas aider à changer ce monde. ne l'oubliez pas, rêvez. Parfois, vous vous laisser emporter et vous rêvez trop, et la vie vous coupe la route. Peu importe, rêvez. Et racontez vos rêves. [...] avant tout rêvez." "C'est pourquoi je vous conseille, le soir, pendant l'examen de conscience, de vous poser cette question : aujourd'hui, ai-je rêvé l'avenir de mes enfants ? Ai-je rêvé l'amour de mon époux, de mon épouse ? Aujourd'hui ai-je rêvé de mes parents, de mes grands-parents qui ont prolongé l'histoire jusqu'à moi ?"

   "Que chacun parte de sa propre identité, sans faire semblant d'en avoir une autre parce que cela ne sert à rien, cela n'aide pas et c'est du relativisme. Ce qui nous rapproche, c'est la route de la vie. C'est la bonne volonté de partir de sa propre identité pour faire du bien aux frères et aux soeurs. Faire du bien ! Et ainsi nous cheminons ensemble comme des frères. Chacun de nous apporte le témoignage de sa propre identité à l'autre et dialogue avec l'autre."

   "Une foi authentique - qui n'est jamais confortable et individualiste - implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur terre. Nous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l'humanité qui l'habite, avec tous ses drames et ses lassitudes, avec ses aspirations et ses espérances, avec ses valeurs et ses fragilités. La Terre est notre maison commune et nous sommes tous frères." "En tant qu’administrateurs de la Création, nous sommes appelés à faire de la Terre un très beau jardin pour la famille humaine."

   "Le rêve de Dieu pour sa créature bien-aimée est le suivant : la voir se réaliser dans l'union d'amour entre un homme et une femme ; heureuse sur le chemin commun, féconde dans le don réciproque. "

   "Quand tu donnes de ton avoir au pauvre, tu ne lui donnes pas. Tu ne fais que rendre ce qui lui appartient. En effet, tu t'es annexé ce qui a été donné en commun pour l'usage de tous. la Terre est à tous, et pas seulement aux riches."

   "Chaque homme porte en lui une capacité originale et unique à tirer de lui-même et des personnes qui travaillent avec lui le bien que Dieu a placé dans son coeur. Chaque homme, chaque femme est un "poète", capable de faire preuve de créativité. C'est ce que signifie être poète."

   "Là où, à cause d'une vision économiciste [...] on envisage l'homme d'un point de vue égoïste et les autres comme un moyen et non une fin, le travail perd son sens premier de continuation de l'oeuvre de Dieu, il devient ainsi l'oeuvre d'une idole. A l'inverse, l'oeuvre de Dieu est destinée à toute l'humanité, afin que tous puissent en bénéficier."

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/08/sans-jesus-nous-ne-pouvons-rien-faire-etre-missionnaire-aujourd-hui-dans-le-monde-pape-francois.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/04/c-est-tous-les-jours-noel-pape-francois.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/07/loue-sois-tu-lettre-encyclique-laudato-si-sur-la-sauvegarde-de-la-maison-commune-pape-francois.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/12/francois-le-pape-des-pauvres-andrea-tornielli.html

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Le Tableau du Maître flamand, Arturo Pérez-Reverte

17 Avril 2021 , Rédigé par Cécile Publié dans #Roman

   

   Voilà un formidable roman policier autour du jeu des échecs.

   Un vieux tableau classique représente une partie interrompue il y a cinq siècles. Sa poursuite par des joueurs compétents peut permettre de résoudre un problème historique. Mais un expert en art est assassiné, alors l'énigme devient enquête policière puis une stratégie pour comprendre et démasquer le joueur invisible assassin. Une restauratrice de tableaux, une marchande d'art, un antiquaire et des joueurs d'échecs vont unir leur intelligence pour maîtriser la diabolique partie. Car les différentes pièces du jeu d'échecs symbolisent les personnages d'aujourd'hui dans leur vie à Madrid.

   Ce roman très original a été traduit dans le monde entier et a été couronné en France par le Grand Prix de littérature policière en 1993.

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Ma vie est un miracle, Bernadette Moriau

13 Avril 2021 , Rédigé par Estelle Publié dans #Développement personnel, #Essais

   Bernadette Moriau, la 70è miraculée de Lourdes, raconte son histoire.

   Soeur Marie-Bernadette raconte sa maladie de plus de quarante ans, sa souffrance, comment son médecin l'a convaincue de se rendre en pèlerinage à Lourdes à soixante-neuf ans, comment elle a senti une chaleur provenant du coeur lors de l'adoration trois jours après son retour et comment une voix en son for intérieur lui a intimé d'enlever ses appareils. 

    Elle décrit les dix ans d’enquête médicale qui ont été nécessaires pour que son cas soit qualifié par les médecins d'inexplicable dans la connaissance actuelle de la science et de miracle par l'Eglise Catholique.

   Ma vie est un miracle est un témoignage de foi donné avec force en toute humilité, un message d'espoir pour tous les malades et un appel à la conversion. Soeur Marie-Bernadette n'est pas chargée de nous faire croire mais simplement de témoigner de la grâce qu'elle a reçue de Jésus par l'intermédiaire de Notre Dame de Lourdes.

   "Voilà donc ma vie nouvelle. Accepter d'être livrée à tous, leur être disponible, raconter les merveilles de Dieu. Ne plus s'appartenir. C'est une forme de désappropriation. Etre également dépossédée du secret que j'ai dû garder si longtemps. Rester dans l'humilité. Ce n'est pas évident avec une telle mise en avant. Ne pas s'enorgueillir, s'en défendre et rendre toute gloire à Dieu. Je ne suis qu'un canal. Ne pas penser non plus à je ne sais quel succès ou résultat. Cela n'aurait strictement aucun sens. Dieu compte en multiplication ou en addition comme je l'ai dit au début mais il perd ses relevés de comptes tous les jours. Les résultats chiffrés ne sont pas son affaire. Son chiffre d'affaires c'est le sourire, le pardon, la paix, la joie. Ce qu'Il veut c'est la miséricorde, la surabondance d'amour. Dieu n'est pas pingre. Il aime. C'est tout."

   "Le catholicisme souffre d'une image jaunie. Il serait non seulement obtu mais cramoisi comme un vieux rideau délavé par le soleil. Mais tant mieux si ce tissu a perdu ses couleurs d'apparat. Elles étaient peut-être superficielles. En revanche, le christianisme profond, tel que l'Eglise catholique comme d'autres églises chrétiennes tentent de transmettre de génération en génération à des millions et des millions de personnes sur terre, lui, est toujours vivant. Il est jeune, vert, ultra-dynamique, subversif. Sauf qu'il n'habite pas dans les structures de l'Eglise comme le dit si bien le pape François mais dans les coeurs. C'est bien là que tout se joue. Si vous avez des a priori négatifs contre l'Eglise catholique, c'est donc sur ce terrain du coeur que nous pouvons certainement nous retrouver. Car le langage du coeur est vrai. Il parle à tous, de toutes conditions, cultures, langues. Il est universel non parce qu'il veut atteindre les "extrémités de la terre" comme a demandé le Christ aux apôtres mais parce qu'il atteint, sans mot dire, humblement, les extrémités du coeur de chacun. Quel qu'il soit, quels que soient son apparence, son passé, son état et son style. La question n'est pas de juger ou de jauger la personne. La question est de lui faire goûter la douceur de la miséricorde divine. Là aussi c'est un cheval de bataille du pape François. Il veut faire comprendre au monde que le christianisme ou le catholicisme n'est pas une instance morale mais une instance d'amour. Que sa mission est de communiquer au monde les "secrets" du Père éternel, entendez Dieu.

  Dieu n'est pas l'expert-comptable de nos péchés qui les retiendrait sur un grand cahier pour nous fermer, ou nous entrouvrir avec méfiance les portes du paradis ! Il est plutôt un blanchisseur, si vous me permettez cette réduction. Oui, Dieu lave. Il nous lave de nos noirceurs, misères, petitesses que nous connaissons que trop. Et il lave gratuitement et à fond. Il nous pardonne dans l'instant sans rien nous demander en retour. Sinon de reconnaître nos péchés, d'accepter d'être fils, de le reconnaître comme Père, non pour nous soumettre sous la férule d'un tyran mais pour nous baigner dans son Amour et nous faire avancer. Dieu n'instaure pas avec nous une relation de dette, de comptes à rendre, mais de don, de gratuité."

   "Il [le sacrement de réconciliation] nous permet de nous trouver nous-même, de nous retrouver en fait, dans ce que nous sommes profondément, dans le meilleur de ce que nous sommes. Pour être, par conséquent, plus agréable aux autres. C'est ce que l'on ne comprend pas dans le catholicisme. On croit que c'est une religion de l'empêchement, de la frustration alors que c'est une religion de l'épanouissement. Ah je sais ... cette religion charrie ses trop nombreux contre-exemples, chez les fidèles, chez les prêtres, les religieux, les religieuses. Mais le christianisme est la foi des pécheurs pardonnés. Ce n'est pas une religion d'élite. elle commence par le bas. Le Christ commence par laver les pieds de ses disciples. Dans ce lavement de nos misères, dans ce lavement de soi par Dieu, il n'y a pas d'autre programme que ce mot Amour. Amour de Dieu, Amour des autres. Et Amour de soi, au bon sens du terme, car on ne peut aimer les autres en se méprisant soi-même.

   En effet, Dieu aime le "juste". Pas le juste milieu millimétré ou soupesé, uniformisé. Dieu a horreur du standard, du prêt-à-penser ou du prêt-à-aimer. Le "like" de loin en frôlant du doigt un écran connecté n'est pas son genre ! Dieu aime chaque personne concrètement, telle qu'elle est. A commencer par ses défauts. Oui, vous avez bien lu. Dieu n'aime pas l'uniformité, mais la difformité. parce qu'il aime chacun en particulier. et il veut pour chacun le "juste"pour cette personne-là, unique avec ses qualités et ses défauts. Pas comme une juste mesure mais comme une dynamique de vie. Le "juste" de Dieu c'est l'épanouissement de chaque personne."

   "Accepter donc. Ce verbe est peut-être la réponse à la question "pourquoi moi ?". Accepter c'est dire "oui" sans arrière-pensée, à Dieu. C'est dire "merci" à Dieu sans aucun ressentiment. ce n'est pas une soumission simpliste, c'est une pleine reconnaissance. La soumission est négative, peureuse, vide, craintive, soumise. La reconnaissance est positive, heureuse, pleine, donnée, confiante.

   Nous sommes peut-être ici sur une piste de réponse à l'énigmatique question du "pourquoi moi ?". Ne pas mettre en question - et encore moins en cause - les dons que Dieu nous faits. Mais les accepter comme tels, un cadeau. Quelque chose de gratuit par excellence. Pour soi, oui, mais aussi pour rayonner de cette grâce reçue autour de nous." 

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