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Ouvrez, Rêvez, Un Moment d'amour (Volume 2), Sabine Amouroux

29 Janvier 2022 , Rédigé par Estelle Publié dans #Théâtre et Poésie

   Sabine Amouroux est ma voisine. Je l'ai rencontrée par hasard alors qu'elle promenait son chien. Elle écrit des poèmes, des chansons - paroles et musique - qu'elle chante dans la rue et offre aux passants, elle peint et élève des escargots d'Afrique. Une créative passionnée.

   Ce recueil de poèmes est une porte sur le rêve, un doux moment de lecture et de soleil dans le cœur. Merci Sabine !

"Les rochers (air aux marches du palais)

Là-bas près des rochers

Là-bas près des rochers

Sommeille une femme Lola

Sommeille une femme

 

Dans cet endroit aimé

Dans cet endroit aimé

Coule une cascade Lola

Coule une cascade

 

Son chant est si joli

Son chant est si joli

Que rien ne peut le taire Lola

Que rien ne peut le taire

 

Des larmes dans ses yeux

Des larmes dans ses yeux

Cette femme contemple Lola

Cette femme contemple

 

Son destin et sa vie

Son destin et sa vie

Souhaitons lui bonne chance Lola

Souhaitons lui bonne chance"

 

"L’Azur Bleu

Une mouette dans le ciel

Tout bleu

Comme tes yeux

Elle ouvre ses larges ailes

Pour se trouver plus près de Dieu

Toi tu t’étires sur le sable

La plage

Les coquillages

Sont pour toi et tes semblables

Le seuls jeux de ton âge

Tu regardes l'oiseau bleu

Et te mets à t'imaginer

S'il me poussait des ailes

Que de voyages je ferai

Pour moi plus de frontières

Je comprendrai le mot liberté

Ouvre tes jolis yeux bleus

Tes ailes ont disparu

Mais il te reste le point de vue

De cette étendue immense

Profite de tes vacances

L'eau est là pour te prouver

Qu'il faut toujours rêver

L'eau est là pour t'aider

Et apaiser tes regrets

Elle te dit

Dans un cri

Ne jamais renoncer

A faire entendre tes idées."

 

"La fin de ce qui n'a jamais été

Ne plus m'apercevoir de ta présence

Essayer de t'oublier

Ta négligence

M'a beaucoup aidé

A me retrouver

A m'accepter

C'est vrai je t'ai désiré

Je croyais pouvoir à nouveau aimer

J'ai tant donné

Et je m'attendais à recevoir

A rencontrer"

 

 

 

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Journal d'un amour perdu, Eric-Emmanuel Schmitt

23 Janvier 2022 , Rédigé par Estelle Publié dans #Roman

   Eric-Emmanuel Schmitt a perdu sa mère, celle qui l'accompagne depuis toujours, le soutient, à qui il se confie, avec laquelle il partage tout. 

   Dans ce journal l'auteur se confie, raconte leur relation et comment il survit à cette disparition soudaine. L'écriture lui permet prendre le chemin du deuil.

   Les lecteurs qui ont perdu un être cher retrouveront les émotions qu'ils ont traversées et quelques mots apaisants pour soigner leurs blessures.

   Merci à Eric-Emmanuel Schmitt pour ce partage intime et cette aide bienvenue.

   "Une mort brusque offre du miel à celui qui se retire, un poison à ceux qui restent. Si elle économise le calvaire à la personne frappée, elle laisse ses proches choqués, hésitants, éberlués, engourdis. Peinant à y croire, ils apprivoisent mal l'idée de cette annihilation, ils échouent à enregistrer la réalité du rien. A l'inverse, l'agonie a été conçue pour les vivants, pas pour le mourant. Si elle tourmente le patient, elle somme la famille d'accepter la mort, parfois même de l'appeler de ses vœux."

   "Les larmes ne font pas partir le chagrin."

   "Laissons les souvenirs apaiser la douleur ! Laissons les souvenirs aviver la douleur..."

   "Ma mère ne me voulait pas seulement en vie, elle me voulait heureux. Envers elle, j'ai un devoir de bonheur. Elle n'aurait pas toléré l'état dans lequel j'ai croupi ces derniers mois et je saisis que ce devoir de bonheur vaut après sa mort."

   "Bêtise de la tristesse : elle ne signale que ce qui nous manque. Doigt pointé sur l'absence, elle indique ce qui n'est plus. Une obsédée du néant.

Intelligence de la joie : elle nous désigne ce qui est. Les yeux ouverts, elle s'étonne d'être et d'avoir ce qu'elle a. Une émerveillée. 

Pour la tristesse, le monde est vide ; pour la joie, il est plein. 

Tristesse une sale gosse qui dénigre.

Joie, une fillette qui admire.

Tristesse la grimace qui nie.

Joie le sourire qui célèbre."

   "Les sentiments vont par deux, comme l'ombre et la lumière. Il n'y a pas de sentiments célibataires, tous vivent en couple. En ce moment, ma Tristesse cuisine son repas à ma Joie. Ma Nostalgie a invité ma Gaieté à danser pour célébrer le bon vieux temps mais ma Gaieté compte bien l'étourdir. La Foi et le Doute font un voyage de noces au désert. Bras dessus bras dessous, la Confiance et l'Angoisse se promènent dans la nuit étoilée ; quand l'une se tord la cheville, l'autre la soutient. L’insouciance offre un bouquet à l'Inquiétude, et l'on prétend même que le Désespoir a demandé l'Espérance en mariage.

Notre sottise consiste à les séparer. Ne garder que l'Espoir. Supprimer la Tristesse. Mettre le Doute au cachot. Mais sans le Doute, la Foi devient intolérante, puis violente, puis meurtrière. Mais sans la Tristesse, la Joie se connaît si peu qu'elle s'ignore ou se délite. Mais sans le Désespoir, l'Espoir vire à la bêtise. Ne souhaitons pas leur divorce. Tâchons plutôt de trouver notre place au milieu de ces tensions."

Du même auteur

 http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2019/01/la-nuit-de-feu-eric-emmanuel-schmitt.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/09/la-nuit-de-feu-eric-emmanuel-schmitt.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2020/11/oscar-et-la-dame-rose-eric-emmanuel-schmitt.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2021/01/les-dix-enfants-que-madame-ming-n-a-jamais-eus.html

http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2021/05/odette-toulemonde-et-autres-histoires-eric-emmanuel-schmitt.html

 

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Le meilleur de soi - Trouver le chemin vers l'épanouissement, Guy Corneau

16 Janvier 2022 , Rédigé par Alizé Publié dans #Développement personnel

   Extrait du chapitre "Le jardin intérieur" : "Stimuler la partie vivante de soi c'est révéler le meilleur de soi qui existe à l’intérieur de soi. Sa lumière, sa beauté intérieure. Chaque jour."

   "Rencontrer le meilleur de soi signifie prendre contact avec la partie vivante de soi. C'est honorer la partie lumineuse, large, abondante. C'est la nourrir, la stimuler, la cultiver. Cela veut également dire que l'on favorise l'intensité de la vie en invitant de nouvelles sensations, de nouvelles idées, de nouveaux rêves. 

   Le meilleur de soi est déjà présent. Il n'a pas été créé ou inventé. Il ne s'agit pas d'une tâche de plus à accomplir. Il s'agit de permettre un ressenti, de lui ouvrir la porte comme on ouvre celle d'un jardin. Alors nos capacités subtiles favorisent la rencontre de l'océan en soi, le ciel étoilé en soi, chaque partie de l'univers en soi."

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Tant que le café est encore chaud, Toshikazu Kawaguchi

9 Janvier 2022 , Rédigé par Estelle Publié dans #Roman

   Aimeriez-vous retourner dans le passé ? Alors rendez-vous dans le café Funiculi funicula https://www.youtube.com/watch?v=yTSAZAHiOa8

https://www.mamalisa.com/?t=fs&p=2351

    Mais attention il y a des règles à respecter - comme notamment s'asseoir à la place d'une dame en blanc, un fantôme - et vous devez accepter rien ne changera dans le présent sauf peut-être votre cœur ! 

   Un roman à l'intrigue captivante et aux personnages originaux et attachants pour démarrer l'année en beauté. Merci à ma sœur pour ce cadeau de Noël bien trouvé :-) 

   "Dans les haïkus, la cigale higurashi est associée à l'automne. Elle renvoie l'image d'un insecte qui chante à la fin de l'été, mais en réalité les higurashi stridulent dès le début de la saison estivale, à l'instar des autres cigales. Pourtant, alors que le chant des cigales aburazemi ou minminzemi évoque le soleil brûlant de l'été qui bat son plein, celui des higurashi fait penser au crépuscule et à la fin de la saison chaude. Quand le soleil décline et que l'horizon s'assombrit, l'écho de leur chant, kana kana kana, inspire une sorte de mélancolie qui donne envie de rentrer chez soi au plus vite. Ces higurashi, il est rare de les entendre en ville. Car à la différence des aburazemi et des minminzemi, elles aiment les endroits sombres, à l'abri du soleil, comme les forêts et les bois de cèdres. L'un d'elles s'était cependant installée non loin du café. Quand le soleil commençait à décliner, s'élevait d'on ne sait où un kana kana kana fugitif et éphémère."

 

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